Iridologie : observer l’iris pour mieux comprendre le terrain

L’iridologie est une méthode d’observation de l’iris, la partie colorée de l’œil.

Elle s’inscrit dans la famille des pratiques réflexologiques : comme la réflexologie plantaire utilise les zones réflexes des pieds, ou la réflexologie faciale celles du visage, l’iridologie utilise les zones réflexes représentées sur les iris.

L’objectif n’est pas de rechercher une maladie.

L’observation iridologique cherche plutôt à donner des indications sur le terrain de la personne : sa constitution, ses tendances, ses points forts et ses points de vigilance.

« Tels sont les yeux, tel est le corps » – Hippocrate

Cette phrase résume bien l’esprit de l’iridologie : regarder l’œil comme un reflet possible de l’état général de la personne, de sa constitution et de sa vitalité.

Qu'est-ce que l'iridologie ?

L’iris est la partie colorée de l’œil, située autour de la pupille.

Chaque iris possède une structure qui lui est propre : couleur, densité de la trame, pigmentation, fibres, reliefs, anneaux ou encore différentes marques visibles.

L’iridologie consiste à observer ces caractéristiques à l’aide d’une photographie détaillée de l’iris, puis à les mettre en relation avec une cartographie réflexologique.

Dans cette approche, différentes zones de l’iris correspondent symboliquement à différentes parties et fonctions du corps.

L’iris devient ainsi une véritable carte réflexe.

L’observation ne se limite donc pas à la couleur des yeux.

Ce sont l’ensemble des caractéristiques visibles de l’iris et leur répartition qui vont être étudiés.

L'iridologie : une branche de la réflexologie

La réflexologie repose sur une idée commune : certaines parties du corps peuvent être utilisées comme zones réflexes, permettant d’avoir une représentation globale de l’organisme sur une surface plus limitée.

Selon les méthodes, cette surface peut être :

  • la plante des pieds (réflexologie plantaire)
  • la paume des mains (réflexologie palmaire)
  • le visage (Dien Chan)
  • les oreilles (réflexologie auriculaire)
  • ou, dans le cas de l’iridologie, les iris.

L’iridologie possède donc sa propre cartographie et son propre langage d’observation.

Bien entendu, elle ne consiste pas à masser ou stimuler les iris.

C’est une réflexologie d’observation : les iris servent de support pour recueillir des informations sur le terrain de la personne.

Iridologie André Roux

Que peut-on observer dans les iris ?

Une observation iridologique prend en compte de nombreux éléments.

La couleur de l’iris

La couleur générale et ses variations constituent le premier niveau d’observation.

Elles permettent notamment d’identifier les grandes tendances constitutionnelles utilisées dans les différentes écoles d’iridologie.

Mais deux iris de même couleur peuvent présenter des caractéristiques très différentes.

La couleur n’est donc qu’un élément parmi d’autres.

La trame irienne

L’iris possède une trame composée de fibres très fines.

On observe notamment leur densité, leur organisation et leur apparence générale.

Dans la lecture iridologique, ces caractéristiques participent à l’appréciation de la constitution et de sa vitalité.

Les différentes marques

Certaines particularités visibles dans l’iris peuvent également être observées :

  • variations de pigmentation ;
  • taches ;
  • zones plus claires ou plus foncées ;
  • anneaux ;
  • modifications de la trame ;
  • différentes structures ou reliefs.

Chaque élément est considéré dans son ensemble et non isolément.

La répartition des signes

La cartographie permet enfin de situer les différentes observations sur les zones réflexes de l’iris.

C’est cette lecture croisée entre structure, signes visibles et cartographie qui constitue le cœur du bilan iridologique.

Le terrain : véritable objectif du bilan

L’iridologie ne cherche pas à mettre un nom sur une maladie.

Elle cherche plutôt à apporter une lecture du terrain.

En naturopathie, le terrain désigne l’ensemble des caractéristiques propres à une personne : sa constitution, ses tendances, ses capacités d’adaptation et les différents facteurs qui peuvent influencer son équilibre.

L’observation de l’iris peut ainsi être utilisée pour rechercher :

  • les points forts de la constitution ;
  • les zones de fragilité ou de vigilance ;
  • certaines tendances fonctionnelles ;
  • la capacité d’adaptation de la personne ;
  • les besoins particuliers qui peuvent être pris en compte dans l’accompagnement.

Le terme « terrain » est donc essentiel.

Il ne s’agit pas de dire : « vous avez telle maladie » mais plutôt de se demander : « Sur quel terrain cette personne fonctionne-t-elle? »

C’est cette question qui donne tout son intérêt à l’iridologie dans une démarche naturopathique.

Comment se déroule un bilan iridologique ?

Le bilan commence par une observation détaillée des deux iris.

Une photographie peut être réalisée pour plus de confort afin d’étudier la trame, les pigments et les différentes particularités visibles.

L’observation est ensuite réalisée à partir de la cartographie iridologique.

Mais le bilan iridologique ne suffit pas à lui tout seul.

Les observations sont mises en perspective avec les échanges de la consultation, les habitudes de vie, l’alimentation, le sommeil, l’activité physique, le contexte personnel et les autres informations utiles à la compréhension du terrain.

L’iris est un support d’observation ; la personne reste au centre du bilan.

L'iris ne raconte pas tout

Même dans une approche traditionnelle de l’iridologie, l’observation de l’iris ne doit pas être considérée isolément.

Un iris ne permet pas de connaître une personne entière et de nombreux facteurs influencent le terrain.

L’iridologie constitue donc une porte d’entrée parmi d’autres.

De plus, certaines informations ne marquent pas le corps (certaines opérations, les états émotionnels, la mémoire,…). Elle donne des indications qui doivent ensuite être confrontées à la réalité de la personne et à son mode de vie.

Une approche personnalisée

C’est probablement l’aspect que j’apprécie le plus dans l’iridologie.

Deux personnes ne présentent pas exactement le même iris.

Deux personnes ne présentent pas non plus exactement le même terrain.

L’objectif n’est donc pas de faire entrer chacun dans une catégorie rigide, mais de partir de ses particularités pour construire un accompagnement adapté.

L’iridologie permet ainsi de conserver une approche très individualisée de la naturopathie.

L’iridologie fait partie des outils que j’utilise dans mon approche naturopathique.

Elle peut être intégrée au bilan lorsque cela est pertinent.

Elle n’a pas vocation à remplacer une consultation médicale, un examen ophtalmologique ou des examens complémentaires prescrits par un professionnel de santé.

Elle ne permet pas de poser un diagnostic médical.

Son rôle est différent : apporter une lecture complémentaire du terrain et de la constitution dans le cadre d’un accompagnement naturopathique.

En cas de symptôme, de problème de santé ou de situation nécessitant un avis médical, le professionnel de santé reste bien entendu votre interlocuteur.

 

Questions fréquentes

L’iridologie est une méthode d’observation de l’iris, la partie colorée de l’œil.

Elle utilise une cartographie réflexologique de l’iris pour étudier différents signes et caractéristiques et en tirer une lecture du terrain et de la constitution.

Oui, elle peut être présentée comme une forme particulière de réflexologie, fondée sur l’observation des zones réflexes des iris.

À la différence de la réflexologie plantaire ou faciale, elle n’a pas pour objet de stimuler une zone réflexe : elle utilise l’iris comme support d’observation du terrain.

Non.

L’iridologie n’est pas utilisée ici pour diagnostiquer une maladie.

Elle apporte une lecture du terrain et doit être distinguée d’un examen médical ou d’un diagnostic réalisé par un professionnel de santé.